Mesurer l’efficacité du marketing digital – Laurent Flores

Le dernier ouvrage de Laurent Flores « Mesurer l’efficacité du marketing digital » va paraître d’ici quelques jours aux Editions Dunod.

Laurent s’est gentiment prêté au jeu des questions / réponses.

Stéphane : Bonjour Laurent ! Tu viens de publier un ouvrage sur le mesure de l’efficacité du marketing digital (Editions Dunod).  Qu’est-ce qui t’a motivé pour te lancer dans l’écriture d’un tel ouvrage ?

Laurent : Bonjour Stéphane ! La sortie du livre est prévue le 4 Juillet donc je suis ravi de partager quelques lignes avec toi ici. Avec des investissements Internet et digitaux qui ont largement dépassé 10 % du budget média des annonceurs, et qui ne cessent de progresser, mesurer le ROI du marketing digital devient une nécessité.

On ne peut plus « juste essayer » – je ne dis pas qu’il ne faut pas tenter, expérimenter, tester – mais surtout, il faut se donner les moyens de mesurer, à minima, si ce que l’on fait marche… et remplir les objectifs assignés aux actions. Le tout impose une discipline à l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur marketing digital (aux annonceurs, agences, agences médias) pour parler un langage commun, définir des objectifs clairs et mesurables, et véritablement piloter la présence de la marque dans son écosystème digital.

Les enjeux sont considérables, et mesurer plutôt que, seulement, « compter », ne peut que renforcer le rôle stratégique du digital dans le marketing des marques. Après, d’un point de vue plus personnel, je suis certes passionné, mais l’écriture est une forme « d’aboutissement » pour partager un savoir faire, une philosophie, surtout 12 ans après la création de CRM Metrix… société que j’ai créée en 2000 et qui est un spécialiste du sujet….  une aventure humaine que l’on souhaite partager.

Stéphane : C’est quoi le marketing digital ?

Laurent : Le terme marketing digital est apparu récemment dans le monde des professionnels du marketing et de la communication. Il fait référence à la promotion de marques et produits auprès de consommateurs, grâce à l’utilisation de l’ensemble des médias et points de contact digitaux.

Même si le marketing digital a de nombreuses similitudes avec le marketing Internet, il va au-delà puisqu’il s’affranchit du seul point de contact Internet pour couvrir l’ensemble des médias dits digitaux, en incluant par exemple le mobile (sms ou application) ou la télévision connectée, comme canal de communication. L’expression « marketing digital » tente donc de regrouper l’ensemble des outils interactifs digitaux au service du marketeur pour promouvoir des produits et services, tout en cherchant à développer des relations plus directes et personnalisées avec les consommateurs.

Interactif par nature, centré sur le client, il impose véritablement un nouvel ordre, celui du marketing synchronisé, fait de push et de pull. Dans les années à venir, le marketing sera digital ou ne sera pas. Tout autant capable de vendre que de fidéliser, voire de « fanatiser » les relations clients, avec le marketing digital, les marketing du « bien » et du « lien » deviennent complémentaires et essentiels pour séduire et fidéliser des consommateurs de plus en plus « connectés » et aux usages médias de plus en plus fragmentés.

Stéphane : Pourquoi avoir choisi l’angle de la mesure de l’efficacité plutôt que celui de la mise en oeuvre d’une stratégie digitale par exemple ?

Laurent : La démarche de mesure est « plus rigoureuse » car elle impose à la stratégie une formulation d’objectifs clairs et « mesurables ». Trop souvent, en effet, je m’aperçois que les marques « font des choses » sans trop savoir au fond pourquoi, et surtout, pour quels objectifs. Quand on parle de mesure, c’est toujours et trop souvent à la fin que ça vient… Alors, les outils métriques et KPI quantitatifs, qui « comptent plus qu’ils ne mesurent vraiment », entrent en jeu mais c’est souvent trop tard car il faut penser le tout dès l’amont. Ceci a l’avantage de rendre la stratégie plus rigoureuse encore.

Au final, comme disent les anglo-saxons, « what can not be measured, CAN NOT be managed ». Marques et agences qui intègrent le tout très tôt gagnent plus que les autres en externe comme en interne… Donc, tout le monde y gagne !

Stéphane : Beaucoup d’entreprises, notamment en B2B, sont encore très en retard sur la mise en oeuvre d’une stratégie en marketing digital. Quels conseils donnerais-tu pour « digitaliser » sa marque ?

Laurent : La réponse est relativement simple, ces marques devraient d’abord se mettre face à leur réalité. Leurs clients et prospects passent plus de temps connectés que non connectés. Si ces marques veulent [ne serait-ce qu’] exister, elles doivent, avant tout, le faire de façon digitale et livrer leur « contenu » pour que prospects et clients se l’approprient. A elles de penser leurs stratégies de contenu, bien sûr, et à identifier les plateformes les plus à même de « liquéfier » et « lier » ce contenu. Plus elles commencent tôt, plus leur écosystème digital sera pertinent et visible.

Stéphane : Pour toi, quelles vont être les prochaines évolutions du marketing digital ?

Laurent : Techniquement, tout existe déjà à mon sens… C’est ce que j’évoque dans le livre, il faut maintenant « tout connecter » car le consommateur, le client, lui, est « hyperconnecté« .  Il relie déjà tout. A nous de connecter l’ensemble des plateformes. Pourquoi Google, Apple et tous les géants du net vont vers la TV connectée  ? C’est parce qu’ils maitrisent le « tuyau » de connexion, point de passage obligé des individus, la TV n’est qu’un nouveau type d’accès…  même chose pour Facebook, dont Google a la plus grosse trouille, car si les gens passent par Facebook avant Google pour se « connecter » c’est toute la chaine de valeur Google qui perd de sa valeur…

Donc, le marketing digital est, et sera, plus que jamais centré sur le client. Aux acteurs du net à s’organiser et à faciliter l’hyperconnectivité des clients. Puis, tout en découle, ils savent tout sur tout : le phénomène Big Data lié à l’hyperconnectivité qui génère des milliers de terra bytes de données peut servir/offrir au meilleur moment partout (le phénomène SOLOMO, Social, Local, Mobile).
Stéphane : Quels vont être les prochains défis du marketeur ?

Laurent : Le principal des défis est certes de PENSER CLIENT mais SURTOUT D’AGIR CLIENT. Passer par un décloisonnement des fonctions de l’entreprise – à commencer par celles de la fonction marketing/communication, les RP, la Pub, la promo, le Offline, le Online, ils ne doivent faire qu’un aux yeux des consommateurs. Il faut certes des spécialistes, mais à eux de s’accorder pour « SERVIR LEURS CHERS CLIENTS »… Bref, un retour aux sources, plus que jamais nécessaire au risque de devenir obsolète si les marketeurs ne le font pas.

Pour en savoir plus sur cet ouvrage et se le procurer : http://www.digitalmarketingmetrics.com/

A nouveau consommateur, nouveau marketing !

Un nouvel acteur a émergé dans l’univers de la consommation : le conso’battant. Pratiquant une consommation active, il recherche les informations qui lui permettront de prendre des décisions d’achat éclairées. Par son comportement, il est à l’origine de bien des changements récents dans le secteur de la distribution.

« A nouveaux consommateurs, nouveau marketing » est un livre collectif qui sera disponible d’ici quelques jours.

Il a pour ambition de faire mieux connaître qui sont ces consommateurs qui aspirent à « consommer mieux » et comment les marques peuvent-elle mettre en place un dialogue fructueux avec le conso’battant ?

Philippe Jourdan, François Laurent et Jean-Claude Pacitto ont coordonné cet ouvrage.

François Laurent a eu la gentillesse de répondre à ces quelques questions :

Avec la notion de consom’acteur, le consommateur est passé au statut d’acteur, conscient que ses choix de consommation pouvaient influencer plus ou moins le monde dans lequel il vit. Avec celui de « conso’battant », vous le faites passer au statut de combattant, n’y a t-il pas là un peu de surenchère ?

Après avoir été le reflet d’un certain militantisme, le consom’acteur s’est mué en un simple gadget publicitaire où l’on voulait faire croire à des clients un peu trop crédules qu’ils allaient redevenir maître de leur consommation simplement en pouvant choisir la couleur de la carrosserie de leur voiture, et éventuellement celle de la sellerie intérieure !

C’est pourquoi, quand Internet a permis aux consommateurs de récupérer une partie de leur pouvoir perdu et de dialoguer d’égal à égal avec les marques et les distributeurs, j’ai forgé l’expression d’Empowered Consumer.

Aujourd’hui, la crise est passée par là … ou plutôt elle atteint des niveaux de violence inégalés, parce que cela fait plus d’un ¼ de siècle qu’elle dure, cette crise ! Dès lors, l’Empowered Consumer lui aussi a radicalisé son comportement : c’est un peu une question de survie ; il est devenu Conso’battant.

Comparer le consom’acteur d’hier au Conso’battant d’aujourd’hui, c’est un peu comparer les Bisounours et les grèves de 1936 : on passe de l’image d’Epinal à un quotidien un peu plus rude, et ce ne sont pas les mots-valises des publicitaires qui résoudront la crise sociétale que nous traversons.

Avec Internet, le consommateur peut facilement comparer les prix et obtenir l’avis d’autres consommateurs. Cela l’aide à s’organiser dans ses choix. Mais au bout du compte, nous continuons tous à consommer des téléviseurs, des bagnoles et des fringues… Votre vision d’un nouveau consommateur intelligent n’est-elle pas un peu idyllique ?

Oui … et non ! Une société comme la nôtre ne change pas en quelques mois, d’autant que la mondialisation fige bien des réalités : beaucoup de prix sont faussés parce que n’intégrant pas le réel coût des transports (avec les catastrophes écologiques à la clef) ; les états ne peuvent lutter contre la spéculation parce que les véritables pouvoirs sont « ailleurs » – mais difficile de dire où.

Pourtant, quand certains citoyens commencent à renoncer à posséder une voiture pour libérer du pouvoir d’achat discrétionnaire (= échapper à de ruineuses dépenses contraintes), c’est toute l’industrie de l’automobile qui doit repenser son modèle.

Sans tomber dans la géopolitique sauvage, remarquons que le Conso’battant naît en même temps que le mouvement des « Indignés » : il n’est qu’une des multiples stratégies d’adaptation de consommateurs qui souffrent et se débattent.

« A nouveau consommateur, nouveau marketing », cela signifie t-il que nous devons uniquement changer de marketing mais que finalement les produits et services restent les mêmes ?

Si l’on considère que le marketing, c’est ce qui donne du sens aux produits et services, on ne peut changer de marketing sans changer ipso facto les produits et services.

So what ? Peut-être des produits dont l’obsolescence n’est plus programmée à leur conception, des produits évolutifs, ou adaptés à une économie circulaire. Bien sûr, une machine à laver restera une machine à laver … mais ce n’est pas la même chose, une machine à laver dans sa salle de bain, et une machine à laver dans la buanderie collective d’un immeuble intelligent.

Quel mal ya-t-il à souhaiter disposer d’un téléviseur à la maison ? Mais on peut imaginer autre chose qu’un appareil devenu obsolète au bout de deux ans parce que l’on est passé de la TH HD à la TV 3D : ou peut imaginer des systèmes de mise à jour.

La grande distribution a-t-elle un avenir ?

Dans son concept gigantisme + parking, son avenir risque de se réduire comme peau de chagrin, il suffit de voir la percée des hard discounters : mais Lidl, Franprix, ce n’est pas de la grande distribution, organisée autrement ?

Ce qui est clair, c’est que de plus en plus de gens se détournent des hypermarchés simplement « parce qu’il y a trop de choses, on est trop tenté » : contrairement au proverbe, abondance de biens peut fortement nuire ! Cela veut dire quoi ? Que la distribution des produits est à réinventer, avec une part grandissante du commerce en ligne … mais aussi la fin de la possession de certains produits : la musique aujourd’hui s’écoute en streaming, elle ne s’achète plus à la Fnac ou chez Carrefour.

La crise actuelle ne va pas forcément contribuer à la réconciliation « marques – conso’battant », comment les marques doivent-elles agir ?

En arrêtant de prendre les consommateurs comme des portefeuilles un peu attardés ! Quand je vois des marques payer – cher – pour ajouter sur leurs publicités « élu produit de l’année », ça me fait rire : tout le monde sait que ce genre de gadget ne rime plus à rien. Bien sûr, ça peut dynamiser les ventes à court terme … mais on construit plus une marque là-dessus. Il faut que les marques s’engagent dans un dialogue durable et responsable avec leurs clients. A la limite, la période actuelles est on ne peut plus favorable pour les marques qui sauront s’adresser au Conso’battant : elles pourront prendre une sacrée avance sur leurs compétiteurs !

Encore trois mots pour nous donner aux conso’battants l’envie irrésistible d’acheter votre ouvrage ?

Ce n’est vraiment pas le moment de rater la révolution qui avance !

Interview Twitter de Gilles Klein [Les Jeudis Twitter]

Pour la nouvelle édition des jeudis Twitter, j’ai l’immense plaisir d’accueillir Gilles Klein, un des journalistes les plus actifs de la twittosphère française. Anciennement chez Libération, Elle et Economie matin, Gilles Klein est depuis journaliste à Arrêt sur images. C’est aussi un féru d’Internet qu’il a découvert en 1993 (selon sa page Wikipédia). Vous pouvez d’ailleurs aussi le retrouver sur son blog intitulé Le Phare.

Gilles Klein

1. Depuis combien de temps utilisez-vous Twitter ?

Mai 2007

2. Combien avez-vous de followers ?

9 200

3. Quelle(s) utilisation(s) faites-vous de Twitter ?

Je cite des infos avec liens vers des articles d’actualité qui m’ont frappé dans la presse française et étrangère.

4. Qu’est-ce que le fait de tweeter vous apporte ? Qu’est-ce que cela a changé dans votre organisation ? Dans votre vie de tous les jours ? Dans votre travail ?

Cela me permet de signaler des sujets que j’ai repéré mais que je n’ai généralement pas le temps de traiter dans mes articles, et cela humanise la solitude face aux écrans. je vois peu de monde physiquement.

5. Quel a été votre premier tweet ?

Je ne m’en souviens pas.

6. Quel sera votre dernier tweet 😉 ?

Le titulaire de ce compte continuera à vous suivre silencieusement d’en haut.

7. Quel est votre meilleur souvenir sur twitter (une rencontre, un événement, autre…) ?

Des contacts avec des internautes chaleureux rencontrés via Twitter y compris à l’autre bout du monde.

8. Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à ceux qui démarrent ?

Ne pas s’inquiéter du nombre de followers, il faut mieux une petite communauté conviviale et motivée, de même éviter de suivre trop de monde, du coup on est noyé et on ne suit plus rien.

9. Comment voyez-vous l’avenir de Twitter ?

Fragile et éphémère comme tout ce qui touche à Internet. Voir la chute de MySpace face à Facebook. Entre les modes, et les nouveaux services qui répondent mieux aux nouveaux besoins du moment, la pérennité est loin d’être assurée.

10. Préférez-vous Twitter ou Facebook ?

Je prèfère Twitter plus vivant, plus concis que Facebook envahissant noyé sous le futile.

11. Vous considérez-vous comme un twittos influent ?

Je n’aime pas le mot Twittos je préfère les pastilles à la menthe Mentos, j’aime mieux le mot Twitteur. Influent ? Vous avez dit influent ? Lu parfois, ReTweeté etc.. oui. Mais influent sur quoi, sur qui ? Je ne vois pas comment. Je tweete simplement 7 jours sur 7 mes étonnements face au monde qui m’entoure avec mes trois écrans comme un gardien de phare qui regarde passer des bateaux et les signale, ou comme une vache qui fait meuh en voyant passer un train.

12. Si vous deviez choisir une personne qui ne vous suit pas encore mais que vous adoreriez avoir parmi vos followers, ce serait qui ?

Le compositeur Haendel dont les opéras et les oratorios accompagnent mes journées, comme Twitter.

13. Question inverse, par qui ne souhaiteriez-vous surtout pas être suivi ?

Par l’ombre de mes remords.

Interview Twitter : Fadhila Brahimi de blogpersonalbranding.com [Les Jeudis Twitter]

Cette semaine, nous accueillons une autre blogueuse aux jeudis Twitter et pas n’importe laquelle. Fadhila Brahimi, la spécialiste du Personal Branding nous fait l’honneur de répondre à nos questions sur son utilisation de Twitter. Et comme d’habitude, c’est un vrai plaisir de discuter avec elle…

Pour tout connaître du personal branding et des stratégies de présence sur le web, vous pouvez consulter son blog, et la suivre sur Twitter.

Fadhila Brahimi

1. Depuis combien de temps utilises-tu Twitter ?

Bientôt 4 ans; 7 Mai 2007:-) Au 30 mars 2011, j’ai, 3 ans, 10 mois et 23 jours de vie sur Twitter !

2. Combien as-tu de followers ?

Au 30 mars 2011 : 8 572

3. Quelle(s) utilisation(s) fais-tu de Twitter ?

  • Veille (partage et écoute)
  • Conversation (échange sur une thématique ou discussion amicale spontanée)
  • Live Tweet d’événements
  • Coup de coeur, coup de pouce, coup de pub
  • Mise en relation (networking, co-working)

4. Qu’est-ce que le fait de tweeter t’apporte ? Qu’est-ce que cela a changé dans ton organisation ? Dans ta vie de tous les jours ? Dans ton travail ?

Twitter est un baromètre qui me permet de recenser des avis différents, des argumentaires spontanés sur une actualité, de l’information brute.
Il me permet de rester en lien avec mon réseau, de rencontrer des professionnels de différents horizons sectoriels et géographiques sur une thématique commune voire de découvrir des sujets qui ne sont pas intégrés naturellement dans ma veille (sérendipité).
Il enrichit ma réflexion et alimente ma soif de découvrir et d’apprendre; c’est essentiel de se remettre en question en tant que consultant. Twitter est un allié de mon blog et de toutes mes présences en ligne car c’est une source d’audience importante après la recherche classique. Il est certain que twitter c’est aussi du temps (pour préparer ses messages de partage de veille mais aussi pour interagir en temps réel), de l’organisation (suivre les hahstags , les discussions pertinentes, faire de la curation,etc) et de l’attention (prendre des nouvelles de son réseau) .
Twitter m’accompagne quasiment dans toutes mes activités personnelles, professionnelles et sociales publiques.

5. Quel a été ton premier tweet ?

Aucune idée , ça ne devait pas être très pertinent. En 2007, c’était principalement du Tchat.

6. Quel sera ton dernier tweet 😉 ?

… ailleurs pour de nouvelles aventures 😉

7. Quel est ton meilleur souvenir sur twitter (une rencontre, un événement, autre…) ?

oulala c’est difficile. Peut être la nuit de la mort de Michael Jackson. Car pour la 1ère fois, ma Time Line était uniquement alimentée par des tweets dans toutes les langues qui disaient #RIP #MJ agrémentés de liens vers des clips-souvenirs. Twitter a flanché , Facebook a vacillé…. j’ai cru sentir pour la première fois ce que signifiait « le cerveau global » ou « conscience collective ». Nous étions en Tiny Chat au même moment et nous commentions tout ce qui se passait sur le Web et les réseaux sociaux ; c’était impressionnant.

8. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à ceux qui démarrent ?

D’accepter de ne pas tout comprendre. Il faut aborder Twitter comme un programme non-pré-défini. C’est là que repose le challenge de twitter: c’est à vous de construire le type de présence que vous souhaitez. Dans le même principe, accepter que le principe de « bio-dégradable » de twitter : un profil vit avec vous, votre environnement et votre actualité. Pour commencer, prenez soin de remplir votre profil (bio, avatar,url) et de vous connecter avec des personnes que vous connaissez. Faites attention aux solutions automatiques (n’en abusez pas au point de parler comme un robot), aux services qui envoient directement des messages privés à vos contacts,etc. Et puis suivez les deux videos en ligne et les prenez des infos sur les 2 eBooks en ligne. Ils sont gratuits 😉

http://www.blogpersonalbranding.com/paroles-et-images/tuto-video/twitter-pour-les-nuls/

http://www.blogpersonalbranding.com/guides-ressources/ebook/

9. Comment vois-tu l’avenir de Twitter ?

A mon sens, twitter c’est avant tout une révolution dans l’information et la communication : il a facilité la création d’un nouveau language, une nouvelle dialectique (conversation spontanée ouverte) et a redistribué les cartes médias.

Son avenir verra peut être l’intégration de fonctionnalités actuellement développées par des services externes et/ou son intégration naturelle sur les différentes plates-formes et les événements.

10. Préfères-tu Twitter ou Facebook ?

De loin twitter. Mais ils ne sont pas comparables. Pour moi, il s’agit de deux univers différents.

11. Te considères-tu comme une twittos influente ?

Comme quelqu’un qui prend part à un moment donné sur une thématique donnée à une dynamique d’influence. L’influence est à mon sens circonstancielle et réflexible (elle ne vit que par l’interaction).

12. Si tu devais choisir une personne qui ne te suit pas encore mais que tu adorerais avoir parmi tes followers, ce serait qui ?

Personne.

13. Question inverse, par qui ne souhaiterais-tu surtout pas être suivie ?

Personne.

Interview Twitter : Isabelle Mathieu d’emarketinglicious.fr [Les Jeudis Twitter]

Cette semaine, nous recevons la blogueuse et consultante e-marketing Isabelle Mathieu d’emarketinglicious.fr pour une nouvelle interview Twitter. Isabelle est particulièrement active sur Twitter et sur Facebook, où elle répond volontiers (et rapidement) à toutes les questions de webmarketing et de manière toujours enjouée et sympathique. C’est donc pour cette raison que je l’avais sollicitée en premier pour les interviews Twitter et qu’elle a bien voulu répondre à mes questions.

Isabelle Mathieu

1. Depuis combien de temps utilises-tu Twitter ?

J’ai commencé à utiliser Twitter le 27 février 2010 soit un peu plus d’un an. Un vrai coup de foudre dont je ne me suis toujours pas remise aujourd’hui d’ailleurs 😉

2. Combien as-tu de followers ?

Presque 8 000. Principalement des utilisateurs français. Je twitte en anglais et en français. Une petite partie des personnes qui me suivent est anglophone.

3. Quelle(s) utilisation(s) fais-tu de Twitter ?

Essentiellement professionnelle. Même s’il m’arrive de me connecter avec des personnes qui sont éloignées de mon même secteur d’activité mais avec lesquelles je partage d’autres centres d’intérêts.

J’utilise Twitter pour quatre types d’activités : le partage d’informations, la veille, la promotion de mon activité professionnelle, la formation de clients à son utilisation dans un cadre marketing.

4. Qu’est-ce que le fait de tweeter t’apporte ? Qu’est-ce que cela a changé dans ton organisation ? Dans ta vie de tous les jours ? Dans ton travail ?

Sur le plan personnel, j’aime la simplicité des relations que tu établis avec les autres membres ainsi que la dimension « temps réel ».
Sur le plan professionnel, Twitter a nécessité que j’ouvre des plages horaires pendant lesquelles je suis disponible sur le réseau. J’ai donc dû ré-organiser mon activité pro afin d’optimiser ma gestion du temps.

5. Quel a été ton premier tweet ?

Bonne question. A laquelle je ne pourrai pas répondre dans la mesure où les services que j’ai utilisés pour obtenir cette information ne sont pas à 100% opérationnels.

6. Quel sera ton dernier tweet 😉 ?

Si cela ne tenait qu’à moi, il n’y en aurait pas 😉

7. Quel est ton meilleur souvenir sur twitter (une rencontre, un événement, autre…) ?

Un échange avec un célèbre blogueur pro étranger 😉

8. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à ceux qui démarrent ?

J’ai d’abord envie de les rassurer. Twitter peut faire peur en raison de son aspect en peu plus technique comparé à d’autres réseaux sociaux. Alors que cet apprentissage minimum est vite compensé par les nombreux avantages qu’il procure.
Je leur conseillerai dans un 1er temps d’observer et d’écouter. Puis de comprendre que les réseaux sociaux demandent un état d’esprit différent de celui correspondant à la promotion directe d’une activité professionnelle. Enfin, un plan d’action est nécessaire avec au minimum la définition des objectifs, l’élaboration d’une méthodologie et la mesure des résultats.

9. Comment vois-tu l’avenir de Twitter ?

Difficile aujourd’hui d’obtenir des statistiques précises sur le nombre de particuliers, d’organisations et d’entreprises qui utilisent Twitter en France. Mais je pense que plus Twitter séduira les particuliers, plus les entreprises B2C devront investir ce réseau social. Aux USA, même si les grandes entreprises sont déjà bien présentes sur Twitter, les PME s’y mettent aussi et élaborent de véritables opérations marketing sur ce média.

10. Préfères-tu Twitter ou Facebook ?

Les usages sont très différents. Je ne peux me passer ni de l’un ni de l’autre. Mais j’ai une légère préférence pour Facebook en raison du Profil que tu peux utiliser pour ta vie privée.

11. Te considères-tu comme un twittos influent ?

En toute franchise non. Et je vis vraiment bien avec : le fait de ne jamais me prendre au sérieux dans la vie m’aide merveilleusement à passer le cap de ces questions « existentielles » lol

Les gens ont souvent tendance à croire que l’influence sur Twitter se mesure au nombre de tes followers. Alors qu’il s’agit d’un mélange plus subtil entre la taille et la qualité de tes followers ainsi que la résonance de ton compte sur le réseau.

12. Si tu devais choisir un personne qui ne te follow pas encore mais que tu adorerais avoir parmi tes followers, ce serait qui ?

Les personnes qui m’inspirent vraiment dans la vie ne sont pas des marketeurs bien que j’ai beaucoup d’admiration pour certains d’entre eux. Donc je dirais le Dalaï-Lama même si j’avoue que je n’ai pas encore essayé de le follower puisque j’ai une utilisation de Twitter principalement professionnelle.

13. Question inverse, par qui tu ne souhaiterais surtout pas être followée ?

Les spammeurs ainsi que les personnes qui aiment la provocation ou qui savent pas ce qu’est la netiquette sur Twitter.

Merci Alexis pour cette interview qui est une initiative très sympa 🙂

 

 

Interview Twitter : Emilie Ogez de emilieogez.com [Les Jeudis Twitter]

Cette semaine, pour les jeudis Twitter, nous interviewons Emilie Ogez, responsable Marketing & Communication chez XWiki et blogueuse sur le blog éponyme emilieogez.com. L’intitulé de son blog est justement : « Pérégrinations d’une fan du web », et lorsqu’ on la suit sur Twitter, on s’en rend bien compte !

D’ailleurs Kinoa collabore avec elle sur son dernier projet, Youuuhoo, une boutique de vente en ligne de Social addictive t-shirts qui devrait voir le jour très prochainement. Youuuhoo n’est pas un site de t-shirts pour n’importe qui ! Ce sont des t-shirts pour « social addicts » : ceux qui aiment Twitter, Facebook, Foursquare… et qui veulent le faire savoir. Les t-shirts les plus plébiscités seront imprimés et pourront être commandés depuis sur le site.

Interview Twitter d'Emilie Ogez, blogueuse

1. Depuis combien de temps utilises-tu Twitter ?

Selon le site When Did You Join Twitter, je me suis inscrite sur Twitter  le 1er janvier 2008. Et cela fait donc (merci TweetYears) 3 ans, 2 mois et 7 jours. Mais je tiens à préciser que peu de temps après mon inscription, j’ai arrêté d’utiliser mon compte Twitter (je trouvais ça idiot, et je ne voyais pas comment en tirer bénéfice), mais j’y suis revenue quelques mois après.

2. Combien as-tu de followers ? Est-ce que ce nombre à de l’importance pour toi ?

J’ai, à l’heure où j’écris, 8742 followers. Le nombre de followers est un critère parmi d’autres pour évaluer l’importance, l’influence d’une personne. Mais ce n’est pas un critère suffisant (il y a aussi le nombre de RT, le nombre de followfriday…). En outre, on peut être très influent tout en ayant que 3000 followers.

3. Quelle(s) utilisation(s) fais-tu de Twitter ?

Mon utilisation de Twitter est très diversifiée. Je l’utilise essentiellement pour partager ma veille, promouvoir mes différentes activités (en tant que consultante indépendante et blogueuse) et celles de la société dans laquelle je travaille, XWiki, (où je suis responsable marketing et communication), et faire de la veille sur mes centres d’intérêt (médias sociaux, identité numérique, entreprise 2.0, infos geek…).

4. Qu’est-ce que le fait de tweeter t’apporte ? Qu’est-ce que cela a changé dans ton organisation ? Dans ta vie de tous les jours ? Dans ton travail ?

Twitter m’apporte beaucoup de choses : des échanges riches et sympathiques, de la notoriété, du trafic sur les sites que j’anime, des clients potentiels, du soutien, de l’aide, du réconfort, des réponses à mes questions, des pistes à explorer, des rencontres (d’abord virtuelles puis réelles…)…

Je suis plus « connectée » qu’avant (depuis mon ordinateur, depuis mon iPhone…) et je suis amenée à gérer plusieurs vies : online et offlne. Je reconnais d’ailleurs mon addiction à Twitter. C’est à la fois une bonne chose et une mauvaise chose.

5. Quel a été ton premier tweet ?

Je ne m’en souviens absolument pas ! Heureusement, FirstTweet est là ! 🙂 A priori, il s’agirait de : « I’m working on my Ph. D. Thesis! » Mais à considérer avec précaution, car je doute que le système d’archives de Twitter remonte aussi loin (2008). En tous cas surprise, car c’est de l’anglais. Et surtout, ça ne me rappelle pas que des moments faciles.

6. Quel sera ton dernier tweet 😉 ?

Euh, difficile à dire. Peut-être : « A bientôt les amis » ?

7. Quel est ton meilleur souvenir sur Twitter (une rencontre, un événement, autre…) ?

Je n’ai pas un souvenir en particulier, si ce n’est peut-être les échanges que j’ai pu avoir avec mes followers quand j’ai commencé à live-tweeter les matchs de rugby (depuis, j’ai créé un compte dédié, que j’utilise surtout pour le tournoi des 6 nations et la coupe du monde). A l’époque, c’était vraiment nouveau. Les gens étaient à la fois surpris, séduits, amusés… surtout que je tweete avec coeur, si je puis dire. Mais globalement, ce que je retiens de Twitter, ce sont toutes les rencontres virtuelles avec les personnes qui me suivent ou que je suis. C’est un outil formidable !

8. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à ceux qui démarrent ?

Le premier conseil (mais c’est plutôt une recommandation), je leur conseillerais d’être patient, de prendre le temps de découvrir Twitter et les usages possibles. En résumé, de ne pas se fier aux apparences. Le second conseil que je leur donnerais c’est de construire un réseau à leur image (en terme de personnalité, de secteurs d’activités…) et de ne pas vouloir trop mélanger les genres. Enfin, dernier conseil, donnez, donnez, et donnez encore. Toute la richesse de ce réseau repose sur le don : partage de liens, d’infos, d’astuces… voire d’émotions (mais ce n’est pas pour tout le monde). Créez (naturellement j’entends) une intimité avec votre réseau.

9. Comment vois-tu l’avenir de Twitter ?

Je crois que les marques vont de plus en plus s’en emparer et qu’il va progressivement devenir un outil important à utiliser pour son e-réputation et établir une proximité avec les consommateurs. Côté individus, il est fort possible que le grand public se mette à Twitter, mais les usages seront bien différents des nôtres, et surtout, cela prendra un peur de temps. Aujourd’hui, Twitter est surtout un outil de partage et de veille. Avec l’arrivée du grand public, on ira plus vers des usages en rapport avec les préoccupations des gens.

10. Préfères-tu Twitter ou Facebook ?

Je préfère Twitter.

11. Te considères-tu comme une twittos influente ?

Je dirais « non », mais comme on me dit que j’en suis une, je ne vais polémiquer.

12. Si tu devais choisir une personne qui ne te follow pas encore mais que tu adorerais avoir parmi tes followers, ce serait qui ?

A une époque, j’aurais dit @jeanlucr et @pressecitron, mais ils me suivent désormais. Aujourd’hui, je dirais @loic. Mais bon, ce n’est pas une fin en soi. Et s’il ne me suit pas, ce n’est pas grave du tout.

13. Question inverse, par qui tu ne souhaiterais surtout pas être followée ?

Personne en particulier. Je considère que tout le monde a le droit de me suivre.

Interview Twitter : Christophe Ramel de Kriisiis.fr [Les Jeudis Twitter]

Cette semaine dans « Les jeudis twitter », nous lançons une série d’interviews de twittos (ou twitteurs, comme vous voulez) pour découvrir d’un peu plus prêt les us et coutumes des utilisateurs Twitter dit « influents ». Le premier est Christophe Ramel, blogueur sur kriisiis.fr, que je remercie pour sa participation à notre rubrique.

Kriisiis

1. Depuis combien de temps utilises-tu Twitter ?

Mon compte @Kriisiis a été créé le 8 Septembre 2008, cela fait donc 2 ans et demi. Cela faisait des mois que mon frère @Woodgate me poussait à m’inscrire (« Quoi, toujours pas ? Mais tu vas voir, c’est génial ! »), et j’ai fini par craquer. J’ai cependant commencé à m’appliquer mi-2009, à faire attention à ce que je disais, à soigner un peu la manière dont je tweetais, à personnaliser mon profil, etc.

2. Combien as-tu de followers ?

J’ai actuellement 13.000 followers, avec un peu plus de 1.000 nouveaux abonnés chaque mois. Mais je n’ai pas vraiment de mérite, car « plus on a d’abonnés, plus on a d’abonnés ». Lorsque des utilisateurs constatent que je suis plutôt bien suivi, ils se disent « c’est forcément pour une bonne raison » et décident de me suivre instinctivement ; ce qui ne serait peut-être pas le cas avec un profil à 100 followers.

3. Quelle(s) utilisation(s) fais-tu de Twitter ?

J’utilise Twitter de quatre manières différentes : tout d’abord, je relaye les articles intéressants que je croise lors de ma veille sur le web. Il s’agit principalement d’actualité, de conseils ou d’outils axés « web collaboratif ». Parallèlement, je passe en revue les tweets publiés par les quelques centaines de profils auxquels je suis abonné, qui traitent, eux, d’un peu de tout. Ensuite, je m’en sers pour discuter avec les autres internautes, que ce soit à
travers des réponses aux mentions ou des réactions aux tweets qui apparaissent dans ma timeline. Enfin, j’utilise Twitter dans ma veille, généralement sur des mots-clés spécifiques et globalement temporaires. Je ne parle ici que de mon utilisation « personnelle », car j’utilise également Twitter pour le compte de mes clients.

4. Qu’est-ce que le fait de tweeter t’apporte ? Qu’est-ce que cela a changé dans ton
organisation ? Dans ta vie de tous les jours ? Dans ton travail ?

Très honnêtement, je pense que Twitter a changé une petite partie de ma vie. Cet outil me permet désormais d’être en relation avec le reste du monde en temps-réel, de prendre connaissance en une journée d’informations que j’aurais probablement traitées en un mois auparavant. Je gagne beaucoup de temps dans ma veille, mais ce n’est pas tout ; j’ai rencontré un grand nombre d’utilisateurs formidables, certains d’entre eux sont devenus de vrais amis. Dans mon travail, Twitter me permet de rencontrer de nombreux professionnels et de rester en relation avec eux ; il m’a donc apporté sur tous les tableaux !

5. Quel a été ton premier tweet ?

Mon premier tweet était « @Kriisiis aimerait trouver une solution pour réparer son iPhone qu’il a destroy lors d’un super one shot » (je n’avais pas encore compris qu’on pouvait parler à la première personne sur Twitter…). Je ne me souviens plus exactement ce qui s’était passé ce jour là, mais je suppose que ce premier tweet n’a donc pas été publié via mon mobile… ! J’ai ensuite enchainé avec quelques centaines de banalités les mois suivants, avant de comprendre ce que pouvait m’apporter Twitter.

6. Quel sera ton dernier tweet ?

Je n’en ai pas la moindre idée, j’espère seulement que ce sera le plus tard possible ! Pour que la boucle soit bouclée, la logique voudrait que ce soit un truc du genre : « @Kriisiis a enfin trouvé une solution pour réparer son iPhone », mais on a déjà vu plus sexy… Pourquoi pas « Un million de followers, objectif atteint en un temps record, merci à toutes et à tous ! », on peut toujours rêver ! Mais avec 300.000 utilisateurs en France actuellement, ce n’est pas demain la veille…

7. Quel est ton meilleur souvenir sur Twitter (une rencontre, un événement, autre…) ?

Des bons souvenirs, j’en ai vraiment des tas. L’un d’entre eux m’a marqué, c’est le soir où j’ai passé la barre des 1.000 followers. Ça peut paraître idiot, mais très honnêtement je l’assume ; à cette époque très peu d’utilisateurs francophones avaient franchi cette barre symbolique, et même si ça ne veut pas dire que vous êtes spécialement intéressant, ou crédible, ça fait toujours plaisir. J’ai par la suite accordé moins d’importance aux paliers suivants, logiquement moins marquants.

8. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à ceux qui démarrent ?

Avant toute chose, je dirais qu’il faut savoir pourquoi on s’inscrit à Twitter. Si on a un but (accentuer sa crédibilité ou maximiser sa visibilité, par exemple), alors accorder de l’importance aux bonnes pratiques est primordial (je propose des sélections de conseils sur mon blog Kriisiis.fr). Par contre, de nombreux internautes s’inscrivent pour le plaisir de discuter, de partager, dans quel cas il n’y a aucun conseil à donner : l’essentiel dans ce cas-là est de prendre plaisir à faire ce que l’on fait.

9. Comment vois-tu l’avenir de Twitter ?

Je pense que Twitter occupera une place sans cesse plus importante dans notre vie, mais que paradoxalement, nous n’en parlerons pas bien plus qu’aujourd’hui (la plateforme étant vraiment à la mode et surmédiatisée selon moi). Twitter aspire à retranscrire le pouls du monde, à nous accompagner naturellement dans notre vie de tous les jours mais égalementlors d’évènements importants, dans le monde entier. Décrire son environnement et communiquer avec sa sphère sociale à travers Twitter deviendra un réflexe naturel chez de plus en plus d’internautes.

10. Préfères-tu Twitter ou Facebook ?

Globalement, je commencerais pas dire que ces deux plateformes n’ont pas du tout le même but. Facebook me permet d’être constamment en relation avec ma famille et mes amis, de retrouver les photos de notre dernière rencontre, de suivre leur vie de tous les jours et de réagir à leurs commentaires, etc. Twitter me permet plutôt d’avoir un œil sur ce qui se passe dans le monde ; je partage alors avec énormément d’internautes mais ne connais pas personnellement une très grande majorité d’entre eux. Je dirais donc que je ne préfère ni l’un ni l’autre, mais que perdre l’une de ces deux plateformes me gênerait certainement, car leur utilité est certaine à mes yeux.

11. Te considères-tu comme un twittos influent ?

Je ne suis pas sûr qu’il y ait vraiment des twittos influents en France. Je veux bien croire que des profils suivis par plusieurs centaines de milliers ou plusieurs millions de personnes aux Etats-Unis puissent générer une tendance, mais en France, les plus gros comptes n’ont que quelques dizaines de milliers d’abonnés, ce qui est absolument ridicule rapporté à la population totale, ou ne serait-ce qu’au nombre d’internautes francophones. Par contre, je pense sincèrement que certains utilisateurs sont influents dans des niches : ils n’ont que quelques milliers d’abonnés, mais jouissent d’une crédibilité exceptionnelle dans leur domaine, et peuvent le bousculer avec de simples tweets : c’est loin d’être mon cas.

12. Si tu devais choisir une personne qui ne te suit pas encore mais que tu adorerais avoir
parmi tes followers, ce serait qui ?

Avant toute chose, je tiens à préciser que j’ai la chance d’être suivi par la majorité des twittos que j’apprécie le plus. C’est très appréciable ! Pour répondre à la question, je pense que ce serait @Loic. Loic Le Meur est une référence du web, et surtout, connue et reconnue à l’échelle mondiale ; il est l’un des seuls francophones a avoir entreprit et réussi dans le web outre-Atlantique. Je trouve qu’il se désintéresse trop de ce qui se passe en France, et c’est dommage, car certains projets valent vraiment le coup. Des fois j’aurais envie de lui dire « Heho, regarde par ici ! Il se passe aussi des trucs en France ! ». J’aimerais donc beaucoup le compter parmi mes followers.

13. Question inverse, par qui ne souhaiterais-tu surtout pas être suivi ?

Je ne préfère pas donner de noms, mais très sincèrement, certains utilisateurs me font peur. J’ai tendance à fuir les clashs comme la peste, et je sais que certains twittos en ont fait leur spécialité. Ils sont capables d’insulter, de blesser, d’agresser des individus, souvent gratuitement, et ça peut même aller très loin. Je suis incapable de comprendre les motivations de ces gens là, je suppose que ça me dépasse ; toujours est-il que je croise les doigts pour qu’ils ne me suivent pas !

La suite, la semaine prochaine pour de nouvelles interviews…

« E-Réputation, Stratégies d’influence sur Internet » – le livre !

« Internet est devenu le lieu par excellence de la fabrication de l’opinion publique. Politiques, entreprises, acteurs de la société civile et particuliers s’y pressent pour faire valoir leurs positions. »

Edouard Fillias et Alexandre Villeneuve ont co-écrit un ouvrage sur l’e-réputation et les stratégies d’influence sur Internet.

J’avais envie d’en savoir plus, je les ai interviewé. Merci à eux pour leurs réponses !

1. Bonjour Alexandre, Edouard, vous venez de sortir un livre : « E-Réputation – Stratégies d’influence sur Internet ». Comment vous est venue l’idée de cet ouvrage ?

Très rapidement, nous avons pris conscience de la nouveauté des concepts que nous brassions pour nos clients. Dès lors l’idée est venue d’en faire une synthèse dans un livre. Mais évidemment comme toujours le temps nous a manqué et il a fallu 3 ans pour que cela murisse et qu’on se motive à l’écrire. Entre-temps, nous commencions à nous défouler sur notre blog e-reputation.org.

2. L’e-réputation a été l’un des buzzword 2010, mais ce concept n’est-il finalement pas un peu galvaudé ?

Cela fait quelque temps que l’on parle d’E-Réputation http://goo.gl/42TTZ, notre blog date de 2008 tout de même. Cependant, il est vrai que le terme E-Réputation peut définir de nombreux concepts, l’un des objectifs de notre livre est justement de donner un cadre de discussion.

3. En quoi l’e-réputation est-elle importante pour monsieur et madame tout le monde ?

L’E-Réputation concerne aujourd’hui tout le monde. Evidemment les enjeux ne sont pas de la même importance pour tous. Certains doivent juste vérifier qu’aucune photo compromettante ne traine sur Facebook, d’autres vont aller plus loin en développant de vraies stratégies de marque personnelle (ou Personal Branding) avec blog, réseautage Viadeo/Linkedin/Facebook…

4. Que trouve-t-on dans votre ouvrage ? Que va-t-on y apprendre de plus que ce que nous pouvons obtenir sur les nombreux blogs dédiés à l’e-réputation ?

Si vous êtes bon veilleur et que vous avez « tout vu, tout lu » sur ce sujet, vous découvrirez sans doute peu d’informations. Mais le format livre a l’avantage de synthétiser et d’organiser l’information en dehors du flux, une prise de distance salvatrice dans l’ère du « temps réel ».

5. Je suis une marque et je veux me faire une idée de mon e-réputation. Par quoi dois-je commencer ?

Encore aujourd’hui, le moteur de recherche est la principale porte d’entrée sur une marque. Dès lors, il suffit de vérifier les résultats des moteurs de recherche à sa (ou ses) marque(s) et de détecter les avis qui peuvent porter atteinte à sa réputation. Après, lorsqu’un internaute souhaite avoir un avis sur une marque, il ira souvent chercher plus loin et tapera dans Google « marque + avis » ou « marque + forum ». Ces premiers résultats doivent être sérieusement analysés, et il n’est pas rare que les marques ne se reconnaissent pas, l’insatisfaction étant souvent plus visible que le contentement.

6. Question similaire, mais cette fois pour un cadre ou un jeune diplômé à la recherche d’un emploi. Pourquoi faut-il que je m’intéresse à ma e-réputation ?

Aujourd’hui, dans de nombreux secteurs les employeurs ne se contentent pas d’un CV et d’un entretien pour recruter. Ils vont directement « Googler » les demandeurs d’emplois pour confirmer ou infirmer leurs idées sur une personne. Un commentaire politique sur un site de presse, une photo sur Facebook… de nombreuses petites choses parfois anodines peuvent faire pencher la balance du mauvais côté.
A l’inverse, Internet est aussi un très bon moyen de maintenir ou développer son réseau professionnel, la recommandation restant de tout temps la meilleure voie pour la recherche d’emploi.
Pour ceux, qui veulent aller plus loin, Internet est aussi un moyen de démontrer son expertise (et sa passion) avec un blog par exemple.

7. Je suis un homme politique. Quels seraient vos trois principaux conseils pour défendre ma e-réputation ?

D’abord, soyez sincère : montrez-vous tel que vous êtes et n’essayez pas, sous prétexte qu’il s’agit du web, de vous « jeuniser » excessivement
Ensuite, donnez des preuves de vos paroles. Engagez-vous : montrez que derrière vos engagements, il y a une réflexion, des écrits, des rencontres…
Enfin, tentez d’associer, le plus possible, les internautes à vos questionnements. Fédérer est la clef du succès politique, sur Internet aussi.

8. Si mon e-réputation s’avère être positive, dois-je tout de même agir ? Et si oui, que dois-je faire ?

Une e-réputation totalement positive c’est en réalité plutôt inquiétant. En effet, c’est d’une certaine manière un indicateur d’un manque de notoriété, être populaire entraîne obligatoirement des détracteurs ou des déceptions.
Pour une marque l’objectif est alors d’obtenir un ratio prescripteurs/détracteurs positif pour que la confiance globale ne soit pas rompue.

9. Si Google n’existait pas, parlerions-nous autant d’e-réputation ?

Google est (surtout en France avec 90% de PDM) la porte d’entrée principale de l’E-Réputation. Néanmoins, alors que les moteurs datent de la fin des années 2000, le terme E-Réputation est réellement apparu en 2008. C’est bien plutôt l’avènement du web participatif qui est à l’origine de ce concept d’e-réputation.

10. En quoi les médias sociaux ont-ils impacté la e-réputation des marques ?

Le web participatif est une réalité concrète, les internautes discutent des marques sur les media sociaux (Facebook, Forum…). Toute marque se voit obliger de rentrer dans le flux de la discussion à la fois pour répondre aux détracteurs, mais plus souvent pour établir des relations privilégiées avec ses communautés. Un métier nouveau est même né, le « community manager ».

11. Pour finir, pouvez-vous donner 3 arguments qui vont nous convaincre d’acheter votre ouvrage ?

C’est le premier livre « tout-en-un » sur le sujet (veille, community management, buzz, Droit…). Pour autant, cela reste un manuel pratique. Il a aussi l’avantage d’être écrit à deux, avec des profils complémentaires, ce qui lui donne une teinte particulière.

Pouvez-vous également préciser vos parcours respectifs?

Edouard : Edouard Fillias, Directeur associé de l’agence Image & Stratégie. Je conseille entreprises et politiques pour leurs stratégies de veille et d’E-Réputation. Intervenant à HEC, j’ai été chargé de cours à l’IEP de Paris et à l’école des Hautes Etudes Internationales (HEI).
http://twitter.com/edouard_fillias

Alexandre : Consultant en visibilité dans les moteurs de recherche (SEO) et les réseaux sociaux. Je suis aussi président de l’association des référenceurs SEO Camp, qui organise notamment chaque année son « campus » (deux jours de conférences les 1-2 mars). Cette année nous recevrons d’ailleurs de nombreux intervenants, dont deux personnes de l’équipe « Qualité de recherche » de Google (basée en Irlande et rare en France).
http://twitter.com/referencement
Blog http://e-reputation.org // Site du livre http://livre.e-reputation.org

L’invité du vendredi soir : Jean-Philippe Pisanias pour l’Appzine !

J’ai remarqué un truc sur le blog Kinoa : la première question d’une interview commence toujours par « bonjour ». « Bonjour », répond invariablement la personne interrogée.

C’est un style. Une patte. Une marque de fabrique (© Kinoa). Vous ne trouverez jamais ce type d’accroches dans, je ne sais pas moi, « Le Monde ».

C’est pourquoi, en tant qu’invité spécial pour la durée de ce post, je commencerais mon auto-interview par cette rituelle entrée en matière.

Kinoa : Bonjour Jean-Philippe ! Peux-tu nous dire en quelques mots ce qui nous vaut l’honneur de ta présence ?

Jean-Philippe : Bonjour ! Je suis venu vous présenter le trailer de l’Appzine, le projet que je développe avec Stéphane et Emmanuel.

Kinoa : Appzine ? Qu’est-ce que c’est ?

Jean-Philippe : C’est l’application que vous attendiez pour profiter des promesses de votre iPad ! Articles, photos, vidéos : Appzine, c’est le premier indie magazine made in France qui devrait faire hurler de plaisir tout possesseur d’iPad.

Kinoa : Que recherchez-vous ?

Jean-Philippe : Des financements qui nous permettent de lancer le mag nouvelle génération qui va bousculer le storytelling à l’ère numérique. La preuve ? Voyez plutôt à quoi ça ressemble :

Interview de Jean-Nicolas Reyt, blogueur sur reyt.net

Après mes interviews de community managers (Isabelle Cambreleng de La Poste et Yaelle Teicher de la SNCF), voici  l’e-marketing sous une nouvelle perspective, celle du blogueur. Jean-Nicolas Reyt, chercheur et auteur du « Guide du Web Management » (Editions Dunod, 2009) a bien voulu répondre à mes questions sur le blogging et l’e-marketing en 2011.

Alexis : Bonjour Jean-Nicolas, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Jean-Nicolas : Bonjour ! Je suis un jeune chercheur universitaire français dans le domaine du management. Je travaille sur l’impact des nouvelles technologies sur l’entreprise. Je tiens un blog (http://reyt.net) qui s’intéresse particulièrement aux réseaux sociaux, à l’e-commerce et plus généralement aux problématiques internet de l’entreprise.

Alexis : Ton blog est actuellement en 2e position dans la liste des meilleurs blogs marketing sur Wikio. Quelle a été ta vision pour ce blog, s’inscrit-il dans une démarche de personal branding ?

Jean-Nicolas : Ce blog est né du constat que les entreprises manquent souvent d’éléments de décision pour piloter leur stratégie web. Dans chacun de mes articles, je cherche à apporter une information utile pour aider les entreprises à prendre des décisions dans ce sens.

Alexis : A quoi te sert ton blog, quels en sont les retours en terme de visibilité ? en terme de business ?

Jean-Nicolas : Les travaux de recherche que je mène se déroulent sur plusieurs années. Mon blog me permet de conserver un rythme quotidien dans la production de contenu, ce qui est important pour la motivation. Ce blog me permet par ailleurs d’être en contact avec de nombreuses entreprises qui m’exposent leurs problématiques. Dans le cadre de mes recherches, j’accompagne plusieurs entreprises rencontrées grâce à mon blog.

Alexis : Comment es-tu organisé, et de quelle manière gères-tu ton blog ? Quels outils utilises-tu pour ta veille, et ton activité de blogueur ?

Jean-Nicolas : Je travaille sur mes articles tous les matins. Pour ma veille, j’ai identifié une centaines de sources que je consulte une fois par semaine dans le cadre d’une collecte de données. J’utilise aussi activement Twitter en ce sens. Mis à part cela, je n’utilise aucun outil particulier.

Alexis : Quel regard portes-tu sur l’état de la blogosphère en France et plus particulièrement sur la blogosphère marketing ? Quels sont tes conseils pour percer dans ce milieu ?

Jean-Nicolas : Si l’on revient à la définition stricte du marketing, je dirais que 75% des blogs qui se définissent comme faisant partie de la catégorie « marketing » n’en font pas vraiment partie. Au-delà de ce débat, mon conseil principal est de se fixer un format d’article, un rythme, et de s’y tenir. Le succès vient à force d’efforts.

Alexis : Ce qui m’amène à la question inévitable : Quels sont tes blogs préférés ?

Jean-Nicolas : Je prends du plaisir à lire les blogs de Frédéric Cavazza et de Cédric Deniaud. Ce sont deux blogueurs que j’apprécie particulièrement de par leurs capacités analytiques.

Alexis : 2010 a été une année riche en changements dans le paysage du webmarketing. Quelles sont pour toi les évolutions majeures à venir pour 2011 ?

Jean-Nicolas : 2010 a été l’année de la structuration des réseaux sociaux. Facebook, Twitter et Linkedin ont mûri au point d’être des plateformes incontournables et (presque) indétronables. Twitter n’a pas été entamé par Google Buzz et Facebook a freiné la croissance de Foursquare en se lançant dans la géolocalisation. Maintenant que la maturation des réseaux sociaux leur donne plus de stabilité, il est question pour eux de consolider leur modèle économique, qui reste encore incertain.

Alexis : Quelles tendances as-tu pu observer en tant que chercheur en France dans le domaine du web ?

Jean-Nicolas : Je trouve que les entreprises françaises manquent souvent de proactivité dans leur utilisation des outils web. Elles sont nombreuses à suivre le mouvement de façon passive, une fois que les consommateurs ont majoritairement adopté un outil. Le problème, dès lors, est de transformer un outil purement communautaire en une plateforme marketing, sans brusquer les internautes.

Alexis : Quels conseils donnerais-tu aux petites et moyennes entreprises désirant lancer leur stratégie webmarketing en 2011 ?

Jean-Nicolas : Je leur donnerai deux conseils. Déjà, elles ne doivent se lancer sur les médias sociaux que si elles se donnent véritablement les moyens d’instaurer un dialogue avec la communauté. Rien n’est plus négatif qu’une marque qui délaisse sa page Facebook ou son compte Twitter. Ensuite, elles doivent confier l’animation de ces espaces à des collaborateurs ayant suffisamment de séniorité pour pouvoir s’exprimer au nom de l’entreprise et répondre aux potentielles questions pointues.

Alexis : Et pour finir, quelles sont tes projets à venir pour 2011 ?

Jean-Nicolas : J’ai énormément de projets pour 2011 ! L’un d’entre eux est de produire mes propres études pour les relayer sur mon blog. Affaire à suivre !