Le point sur Facebook !

Alors qu’il fallait par le passé plusieurs décennies pour détrôner un leader sur son marché (c’est par exemple le cas de Microsoft qui a été pendant longtemps taxé de monopole avant que Google ne focalise les critiques), avec Internet, il ne suffit plus que de quelques années pour modifier les positions sur l’échiquier. Facebook vient en effet avec l’annonce sur ses dernières innovations de pendre la place du calife à la place du calife Google.

Je vous propose donc pour y voir plus clair une rapide revue des articles qui ont attiré mon attention sur le sujet.

Chez ReadWriteWeb FR : Le nouveau Facebook : un guide complet pour les éditeurs, les annonceurs, les utilisateurs et la concurrence

Très certainement l’article le plus complet et intéressant de la série. Cet article fait un focus sur les nouveautés et ce qu’elles engendrent pour les utilisateurs de Facebook, les éditeurs de sites web, le monde de la publicité, la concurrence et, bien sûr, Facebook lui même.

« La vision de Facebook est à la fois minimaliste et globale, mais ne vous y trompez pas : son intention est bien de réduire à néant la concurrence, et d’utiliser ses centaines de millions d’utilisateurs pour prendre d’assaut le web tout entier. »

Le marquage sémantique qui permet à Facebook de relier les internautes ayant un intérêt commun à travers différents sites web, la nouvelle API et les nouveaux widgets sont passés en revu. La principale implication pour les utilisateurs est un renoncement de la confidentialité au profit d’une personnalisation plus importante.

« Les goûts de vos amis, en termes de divertissement, de sport, de voyages, etc. seront classés, référencées, et disponibles. Il sera aisé de voir qui sont réellement vos amis, à la fois sur Facebook et sur le web tout entier. En plus de cela, Facebook utilisera sa propre technologie pour vous recommander des contenus. »

A lire sans faute.

Chez Fred Cavazza : Facebook va-t-il révolutionner le web ?

Fred estime que les dernières innovations proposées par Facebook ne sont en fait pas si innovantes… Il préfère faire le focus sur les faiblesses de Facebook : sa viabilité à long terme, la fiabilité du ciblage comportemental et respect de la confidentialité.

« Mais je m’égare… Facebook va-t-il révolutionner le web ? Pas réellement. En fait Facebook va devenir incontournable pour ceux qui pratiquent la course à l’audience dans la mesure où ce service concentre l’audience. Ce sont donc les portails, les e-commerçants généralistes et autres sites à grosse audience qui vont devenir les plus dépendants de ce nouveau Facebook. Pour les autres rien ne va changer : Si vous avez une ligne éditoriale solide ou une offre cohérente et viable alors vous avez la capacité à constituer une audience durable. Par contre, si vous comptez sur Facebook pour injecter du social dans du contenu “neutre” (qui s’adresse à tout le monde donc à personne) ou pour relancer l’intérêt sur une offre banalisée alors vous vous rendez dépendant d’un autre acteur (en plus de Google). Si vous y trouvez votre compte alors ne vous posez pas de question et foncez (après tout vous achetez déjà plein de mots-clés, non ?), par contre ne misez pas tout là-dessus car cette situation ne durera pas. »

Un point de vu intéressant à lire en détail ici.

Chez Korben : Facebook Opengraph – Comment protéger vos données personnelles

Bon si les dernières annonce de Facebook vous font un peu flipper, précipitez-vous sur l’excellent article de Korben qui explique comment modifier ses paramètres de sécurité pour mieux protéger vos données personnelles.

L’explication est ici.

Pierre Tran, sur 01net Pro : Comment Facebook compte révolutionner le web ?

Pierre Tran revient également sur les nouveaux modules sociaux proposés par Facebook et sur l’Open Graph Protocol pour en déduire que nous sommes définitivement entrés dans l’ère du Web social et que Facebook est en train de bouffer Google.

« C’est un peu le combat du web des machines contre le web des humains. Peut-être se dirige-t-on vers une domination du web indexé par Google, du web social par Facebook, et du web mobile par Apple. »

A lire ici.

Chez Marie-Catherine Beuth : Comment Facebook a maté Google et Apple

« Facebook, avec son système Open Graph, s’apprête à créer un index parallèle à celui de Google. Il sera généré par chaque membre de Facebook qui cliquera le bouton « J’aime » affiché par une page Web : cette dernière se trouvera alors référencée sur le Wall d’un internaute et de ses amis. Autrement dit, Facebook va siphonner le Web, l’importer chez lui sans bouger le petit doigt. »

Woow, tout un programme à lire ici !!

Le marketing 2.0 version 2010

J’avais publié récemment un billet sur « Le Web marketing en 2010« . Ce dernier était une sorte de récapitulatif de toutes les actions possibles en terme de Web marketing que les entreprises peuvent mettre en oeuvre en 2010.

Emmanuel Vivier (Agence Vanksen) nous propose depuis hier un panorama complet des tendances du marketing 2.0 pour l’année 2010.

Si vous avez un peu de temps, je vous conseille de lire l’article complet ici.

Pour les plus pressés, voici un rapide résumé :

Le Web et les médias sociaux vont poursuivre leur croissance :

  • Les sites de marque perdent du terrain face aux médias sociaux.
  • Alors qu’un part de plus en plus importante des contenus échappe à l’indexation de Google, ce dernier voit sa pertinence de plus en plus contesté.
  • Facebook se taillera toujours la place du lion, tandis que Twitter poursuivra sa forte croissance mais devra trouver le moyen de monétiser son offre ou bien se faire racheter ?
  • YouTube va s’imposer comme une alternative crédible à la TV avec notamment des offres « On Demand » qui rencontrent un fort succès.
  • Les APIs vont se généraliser et devenir plus ouvertes, mais elles devront surtout devenir plus transparentes et stables afin qu’annonceurs et agences puissent développer de plus en plus de campagnes marketing connectées.

Le social gaming va exploser.
Le monde des jeux peut vraiment être en retrait si vous avez les meilleurs éléments essentiels, vérifiez ArmchairEmpire.com Site pour plus d’informations.

Face à la croissance abyssale de l’information en ligne, les solutions de syndication et d’agrégation devraient nous faciliter la vie. Les informations seront également de plus en plus personnalisées en fonction de son profil.

Le rôle des experts et des influents seront plus importants que jamais. La e-réputation deviendra également incontournable dans ce contexte.

La professionnalisation d’une partie de la blogosphère sera inévitable avec par exemple une certification de l’audience / influence. Des règles éthiques (exemple : post sponsorisé par) seront à terme inévitables.

Le virtuel et le réel vont se confondre. On surfe tout en regardant la TV, on se connecte via son GSM, les objets deviennent connectés…

Les techniques marketing traditionnelles n’auront plus cours dans un monde 2.0 :

Le consommateur a désormais la possibilité de filtrer l’information, la remixer, la créer (User Generated Content), la commenter, la relayer (viral) ou d’y répondre. « Le web est une économie de l’attention où l’audience se mérite plus qu’elle ne s’achète (earned media VS paid media) ». Ceci impose une refonte totale de la manière d’aborder le consommateur. Il faut chercher à engager avec lui une relation de manière quasi individuelle et oublier les méthodes push de masse.

La marque devra accepter une perte de contrôle au profit de ses consommateurs qu’elle devra compenser en tentant d’instaurer une relation affective et de continuité autour de multiples idées et expérimentations.

Le manque de compétences autour de ces nouveaux usages va devenir de plus en plus problématique. Les marques et les agences vont être obligées d’investir massivement en formation et en programmes d’expérimentation si elles veulent réussir à accompagner leurs collaborateurs et préparer leur futur…

La mesure de l’efficacité sera incontournable. L’expérimentation marketing devient obligatoire, mais il faut comprendre et mieux appréhender les résultats. Combien de marques se font d’ailleurs berner par des agences média peu scrupuleuses voir incompétentes ?

Le transfert des budgets offline vers le online va se poursuivre et les stratégies marketing transmédia devraient s’amplifier.

Enfin le « mobile social » : geolocalisation + applications + réseau social + recommandations et la réalité augmenté risqueraient bien d’être les stars de 2010.

Super article que je vous conseille à nouveau de lire dans son intégralité !

Google Developper Day 2008

Hier se déroulait le Google Developper Day 2008 à l’Ecole Nationale Supérieure de Paris (quand on est Google on choisît un lieu mélangeant art et apprentissage).

Le succès était au rendez-vous vu de la file d’attente.

Les lieux était décorés aux couleurs Google. Organisation à l’américaine, rien à redire !

Plusieurs conférences étaient à l’ordre du jour.  Je me suis particulièrement intéressé à la géo-localisation pour mes besoins professionnels mais il était également question ici d’Android et de Google Chrome.

Geo Coding

J’ai assisté à une session concernant le Geo Coding avec Google Maps et Google Earth. Les APIs disponibles permettent de créer jusqu’à des jeux de courses en 3D !

Google App Engine

J’ai assisté à une 2eme session concernant Google App Engine qui est un PaaS (Plateform As A Service).

Il est possible de développer en Python (pour le moment) des applications web et de les héberger via Google gratuitement (limitation à 5 millions de pages vues et 500Mb de données).

Ce service est assez bluffant. Il permet de déployer des applications web très rapidement en une ligne de commande.

Le framework et les APIs Google permettent de ne pas réinventer la roue.

L’hébergement est conçu pour répondre à la montée en charge.

La contre-partie étant que le développement est spécifique a cette plateforme.

Atelier pratique

L’après-midi a été consacré à la pratique sur la mise en place des APIs GoogleMap.

En conclusion

Je tiens à remercier toute l’équipe Google pour leur accueil.

Un Developper Day comme on aimerait en voir plus souvent !

Post Scriptum

L’ENAP aux couleurs de Google, ça le fait 🙂